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Stress au travail : symptômes, risques et solutions pour mieux gérer la pression

« Ça va comme un lundi ! »… Qui n’a pas entendu, au moins une fois dans sa vie professionnelle, cette réflexion peu réjouissante ? Le stress au travail est une réalité pour des milliers de salariés en France. Comprendre les sources du mal-être au travail permettra de lutter plus efficacement contre ce poison quotidien.


Le stress au travail, on en parle souvent, mais on le vit surtout. Cette petite boule au ventre le dimanche soir, ce mal de tête persistant en plein rush… Ça vous parle ? On va voir ensemble comment reconnaître les signes, ce qu'on risque vraiment et surtout comment souffler un bon coup.

Quels sont les symptômes du stress au travail ?

On n’a pas toujours conscience qu’on est en train de saturer. Pourtant, le corps et l’esprit envoient des signaux. Et pas des moindres !

  • Fatigue constante, même après une bonne nuit, le corps reste lourd.

  • Irritabilité. Tout agace, tout énerve. Même le bruit du clavier du collègue.

  • Troubles du sommeil. Difficile de s’endormir ou réveils nocturnes en boucle.

  • Douleurs physiques comme mal de dos, tensions dans la nuque, migraines.

  • Manque de motivation; Le boulot ne fait plus vibrer. Tout paraît insurmontable.

  • Problèmes de concentration. Tout prend plus de temps, les erreurs s’accumulent.

Le stress au travail ne se limite pas à une simple pression passagère. Quand ça s’installe, ça devient un vrai problème.

Quels sont les causes et les signes du stress au travail ?

Les causes du stress au boulot, elles sont nombreuses. Et souvent, elles se combinent.

  • Charge de travail excessive.Trop de tâches, pas assez de temps.

  • Manque de reconnaissance. Bosser dur mais ne jamais entendre un merci.

  • Ambiance toxique, conflits, jalousie, collègues négatifs.

  • Pression hiérarchique. Des objectifs irréalistes imposés sans moyens adaptés.

  • Peu de contrôle sur ses tâches. Devoir exécuter sans pouvoir donner son avis.

  • Équilibre vie pro/vie perso en vrac quand le boulot grignote les soirées et les week-ends.

Le problème, c'est que ça ne s'arrête pas tout seul. Plus on ignore le stress, plus il prend de la place.

Les conséquences : et si on levait le pied avant le crash ?

Le stress prolongé, ce n’est pas juste une mauvaise période. Ça peut avoir de vraies conséquences sur la santé.

  • Burn-out, épuisement total, plus d’énergie pour rien.

  • Anxiété chronique. Une sensation d’angoisse qui ne lâche plus.

  • Dépression. La motivation et la joie de vivre s’effacent peu à peu.

  • Maladies physiques comme hypertension, problèmes cardiaques, troubles digestifs.

  • Problèmes relationnels, conflits à la maison, isolement social.

Ce n'est pas juste "un coup de mou". À force d’encaisser, le corps et l’esprit finissent par lâcher.

Comment arrêter le stress au travail ?

Bonne nouvelle. Le stress n’est pas une fatalité. Il y a des moyens de le gérer avant d’en arriver à l’épuisement.

  • Apprendre à dire non. Ne pas tout accepter pour ne pas exploser.

  • S’accorder des vraies pauses, une pause café, une balade, un moment rien qu’à soi.

  • Fixer des limites. Le boulot reste au boulot. On ne répond pas aux mails à 22h.

  • Décompresser après le travail, sport, lecture, méditation, peu importe. Mais on décroche !

  • Améliorer son organisation. Planifier, prioriser. Et arrêter de vouloir tout gérer en même temps.

  • Communiquer. Parler à son boss, à ses collègues, demander du soutien.

  • Écouter son corps  si la fatigue persiste, consulter un médecin avant que ça dégénère.

Et si c’est l’entreprise qui ne joue pas le jeu ?

Le stress au travail, ce n’est pas qu’une affaire individuelle. L’entreprise a un rôle énorme à jouer;;;

  • Fixer des objectifs réalistes.

  • Offrir un environnement sain et bienveillant.

  • Valoriser le travail des employés.

  • Permettre un équilibre vie pro/vie perso correct.

Si l’entreprise ne prend pas en compte le bien-être des salariés, les risques sont là : absentéisme, baisse de productivité, turn-over… Personne n’y gagne.

Le stress au travail, une fatalité ?

Le stress fait partie du jeu, mais il ne doit pas tout écraser. On peut agir, à son niveau, en ajustant sa façon de travailler et en mettant des limites. Et si malgré tout, la pression est trop forte ? Il ne faut pas hésiter à envisager un changement, voire une reconversion.

Parce qu’aucun job ne mérite qu’on sacrifie sa santé.

Quel est le risque pour les salariés qui subissent le stress au travail ?

Commencez par comprendre les causes de votre stress et vos difficultés au travail. Analysez aussi vos éventuels problèmes avec la hiérarchie. Et envisagez différentes solutions pour vous en sortir.

À force de s’en servir matin (« quel stress, ces embouteillages »), midi (« Je suis stressé, j’ai réunion à 14 h avec le patron ») et soir (« Ça me stresse, les devoirs des enfants »), on finit par ne plus bien savoir ce que ce terme veut dire ! Contrairement à ce qu’on imagine souvent, aucune situation n’est stressante en elle-même. Le stress, c’est toujours le résultat de deux évaluations : d’abord, « que me demande-t-on ? » puis « de quelle ressource je dispose pour réaliser ce qu’on attend de moi ? ».


Ainsi, un ingénieur qui doit rendre un rapport sur son projet en cours, ne se sent pas stressé : il a bien avancé sur son étude, il maîtrise ce qu’il fait et se sent respecté par son chef. Mais un instituteur qui n’a jamais fait de CE2 et débarque dans une nouvelle école, peut se sentir stressé par la rentrée. L’an prochain, ce même instituteur vivra sûrement une rentrée en CE2 plus sereine : grâce à son expérience, il se sentira capable de faire face.


Face à n’importe quelle situation nouvelle, chacun réagit en fonction de ce qu’il est, plus ou moins anxieux, optimiste, ouvert au changement, doué pour travailler en groupe, etc. Par exemple, un nouveau chef d’équipe arrive, précédé d’une réputation de perfectionniste. Le salarié anxieux se dira aussitôt : « J’ai peur que ce nouveau chef ne me trouve pas assez compétent ». Le salarié optimiste, lui, pensera : « On va lui montrer qu’il peut nous faire confiance ».

Il serait illusoire de vouloir résister à toutes les formes de stress ! De même qu’on ne peut pas être en même temps brun et blond, petit et grand, personne n’est capable de résister à tous les stress en même temps : travailler plus de 10 heures sans se fatiguer, faire deux tâches en même temps, être réactif, perfectionniste, leader d’une équipe, consensuel, diplomate, serein face à un chef désagréable, rapide, etc.


Toutes ces qualités n’existent pas chez une seule et même personne ! C’est pour cela qu’il est injuste de dire que certains salariés résistent au stress et d’autres non, qui seront alors considérés comme faibles ou peu performants. Il y a seulement des salariés faits pour résister à telle forme de stress, et d’autres capables de résister à telle autre forme.

Comme pour n'importe quelle autre agression extérieure, le stress quand il devient chronique, engendre certains "déséquilibres" dans l'organisme. Celui-ci sécrète, en particulier, des substances comme le cortisol qui à la longue entraîne différents symptômes : augmentation de la tension artérielle, fragilisation des muscles et tendons, risque de diabète, etc.


Certains symptômes doivent alerter.

- Manifestations émotionelles, nervosité, angoisse, tristesse, crises de larmes...

- Troubles comportementaux, changement des conduites alimentaires, isolement...

- Manifestations physiques, douleurs au ventre, articulaires, troubles digestifs, sueurs inhabituelles...


Souvent face à ces troubles, le premier réflexe est d'avoir recours à des "dopants" : café, vitamine C, magnésium, ou parfois même à d'autres produits (médicaments, substances illicites). Le mieux est bien sûr d'aller consulter son médecin traitant, et le médecin du travail. Car il faut éviter de minimiser ses problèmes, de les nier, et se refermer sur soi, au risque de s'enfoncer davantage. De manière dramatique !

À chacun d’analyser ce qui lui pèse le plus au travail. En fonction des réponses, chaque salarié sera mieux à même d'identifier l'origine du problème, ou de définir s’il occupe un poste qui correspond ou non à sa personnalité.

Alors, qu’est-ce qui est source de stress au travail ?

> le regard porté par les autres sur son travail,

> la quantité de travail à faire,

> l’ambiance au travail,

> la personnalité du chef,

> l’impression de faire un travail qui n’a d’importance pour personne,

> la répétitivité des tâches,

> la nouveauté des tâches.


Très souvent on a un chef au-dessus de soi. Dans cette catégorie, cohabitent aussi bien des spécimens délicieux que d’autres invivables. 5 manières de savoir si son chef est un bon manager… ou un moins bon :


> Un chef définit clairement les missions. Au travail, naviguer dans le flou, ce n’est positif pour personne. Un bon chef doit définir qui fait quoi et comment. Sans quoi, tout le monde s’y perd.


>Un bon chef sait rester à sa place. Ni trop loin, ni trop proche : la juste distance est difficile à trouver, mais elle est nécessaire. Un chef ne doit pas non plus passer sans cesse du registre professionnel au registre affectif. Il n’est pas là non plus pour séduire ou être aimé.


>Un chef est juste. Mettre en concurrence les salariés de son équipe, c’est assez fréquent, mais contreproductif. Celui qui est félicité ce mois-ci par le manager risque d’être pris en grippe par l’équipe. Et ceux qui ne sont pas au tableau d’honneur se sentiront blessés, au point qu’ils y perdront peut-être toute motivation.


>Un chef sait recruter. Trouver la bonne personne pour un job, c’est compliqué. C’est en ajustant au plus près les compétences d’un candidat aux qualités requises pour tel ou tel job qu’on fabrique un salarié heureux. Car le bien-être au travail provient de ce sentiment qu’on fait bien le travail pour lequel on a l’impression d’être fait.


> Un chef ne mélange pas vie privée et vie publique. Il est habituel que le chef sache sur un salarié des choses que les autres ignorent : son conjoint est gravement malade, c’est pour cela qu’il a dû s’absenter ces temps-ci ; il rencontre des difficultés financières car son conjoint est au chômage, etc. Un chef ne doit pas utiliser ces éléments de la vie privée pour faire pression sur son salarié. En jouant ainsi sur les deux tableaux, il risque de rompre le contrat de confiance qui l’unit – normalement – à son salarié.

Il n’y a pas de solution unique au stress car chaque travail procure plus ou moins de récompense, exige plus ou moins d’effort, offre plus ou moins de soutien social ou de latitude.

Seul le salarié sait de quoi se compose son travail, là où il lui convient bien et là où il ne lui convient pas. Par exemple, un vendeur dans un grand magasin a un travail pénible physiquement, qui exige d’être disponible, diplomate. De plus, les conditions de travail se sont peut-être dégradées avec le temps (la part fixe du salaire a diminué ; les objectifs de vente ont augmenté). Mais si le vendeur travaille dans une équipe où il est considéré, apprécié de ses collègues, et les clients lui montrent qu’il fait bien son travail, alors il pourra être satisfait de son travail.

Il ne faut pas rester seul, et trouver les (bons) interlocuteurs à qui parler pour trouver une solution. A commencer par le responsable hiérarchique. En principe, chaque année un entretien individuel est obligatoire. Cela peut être une bonne occasion pour discuter de vos difficultés, mais il est inutile d'attendre plusieurs semaines avant d'aborder le sujet.


Autres interlocuteurs possibles : le délégué du personnel ou encore le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Un CHSCT est mis en place dans les entreprises de plus de 50 salariés. Ce comité est constitué au moins d'un membre de la direction, de représentants du personnel, du médecin du travail.


Vous pouvez aussi aller consulter le médecin du travail. Tout salarié peut, quand il le désire, aller le voir. Comme tout médecin, il est couvert par le secret médical.


Sachez enfin que dans beaucoup de gros centres hospitaliers (CHU), il existe désormais une consultation de "souffrance au travail" dans les services de maladies professionnelles.

Il existe à côté du travail, une autre vie... qu'il ne faut pas négliger et sur laquelle chacun peut réellement s'appuyer. Les loisirs, les sorties, les activités sportives ne doivent pas être considérés comme de simples "dérivatifs". Ils peuvent être une aide majeure pour traverser une période professionnelle difficile. C'est par exemple le moment de se réinvestir dans des petits plaisirs... qui comptent tant ! C'est aussi le moment de se retrouver en famille, avec des amis. Vous pourrez parler de vos problèmes, prendre des conseils, mais aussi retrouver des instants de complicité si importants dans ces circonstances.


L'aide d'une psychothérapie.

Quand il existe une réelle souffrance par rapport au stress, l'avis d'un psychologue voire d'un psychiatre peut être utile. Par exemple, une thérapie comportementale et cognitive peut apporter des solutions concrètes en cas de difficultés au travail. Elle agit sur les pensées et comportements qui gênent et qui peuvent être sources de stress.


Stress au travail
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