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Klara Min, la pianiste qui fait parler le silence


Il y a des pianistes qui impressionnent. Et puis il y a Klara Min. Elle, elle touche. Pas seulement les notes, mais l’âme. Chaque accord qu’elle joue semble venir d’un endroit très intime, un entre-deux monde où le cœur et la mémoire se rencontrent.

Une enfance pas si classique

Klara Min est née à Séoul. Sa mère était compositrice, donc on pourrait croire que tout était tracé. Mais non. Sa mère, au départ, ne voulait pas qu’elle devienne pianiste. Trop dur. Trop incertain. Trop exigeant. Mais Klara, elle avait ce truc en elle. Ce besoin de musique, viscéral, qui ne demande pas la permission.

Alors elle a insisté. Et elle a commencé. À la Yewon School, puis au Seoul Arts High School. Et très vite, son talent a dépassé les frontières de sa chambre, puis celles de son pays.

De Séoul à New York, en passant par l’Allemagne

Elle part étudier à New York, au Manhattan School of Music, avec des maîtres comme Solomon Mikowsky et Byron Janis. Puis direction l’Allemagne, à Lübeck, où elle travaille avec James Tocco. Klara ne se contente pas d’apprendre. Elle absorbe, elle transforme, elle explore. Et surtout, elle reste fidèle à elle-même.

Une carrière sans bruit, mais avec éclat

Pas besoin de faire de vagues. Elle préfère les ondulations subtiles. Pourtant, son parcours est impressionnant : Carnegie Hall, Lincoln Center, Philharmonie de Berlin, Gasteig de Munich, Wigmore Hall à Londres… Partout où elle passe, elle laisse une empreinte. Discrète, mais indélébile.

Elle a joué avec des orchestres prestigieux : Korean Symphony Orchestra, Manhattan Chamber Orchestra, Sinfonie Orchester Berlin… mais ce qui compte pour elle, ce n’est pas le prestige. C’est le dialogue. Le lien invisible qui se tisse entre elle, son piano, et ceux qui écoutent.

Entre modernité et héritage

Son premier album s’intitule Ripples on Water. Déjà, tout est dit. Elle y interprète des pièces coréennes contemporaines. C’est sensible, aérien, presque fragile. Puis viennent Chopin, Scriabine, Schumann… des compositeurs qu’elle connaît comme des amis de longue date. Son approche ? À la fois précise et libre. Elle ne cherche pas à "jouer juste". Elle cherche à dire quelque chose.

Une artiste engagée, sans grand discours

Elle fonde New York Concert Artists & Associates, une organisation qui relie musiciens, managers, publics. Une sorte de laboratoire artistique où tout le monde peut rêver ensemble. Klara n’aime pas les barrières. Elle préfère les passerelles. Elle ne crie pas son engagement. Elle l’incarne, simplement.

Entre Paris et New York, entre deux souffles

Aujourd’hui, elle vit entre Paris et New York. Deux villes, deux énergies, deux rythmes. Car elle a laissé parler son intuition. Elle continue de jouer, d’enregistrer, d’inspirer. Mais toujours avec la même humilité. Klara Min n’a pas besoin d’en faire trop. Sa musique parle pour elle. Et ceux qui l’ont entendue le savent : il y a dans ses silences autant de vérité que dans ses notes.

Écouter Klara Min, c’est quoi ?

C’est fermer les yeux et sentir le temps ralentir. C’est entendre Chopin respirer, Scriabine rêver, Schumann douter. C’est se rappeler que la musique n’est pas là pour décorer, mais pour toucher. Pour réveiller quelque chose en nous. Quelque chose de fragile. De beau. De vivant.

Klara Min cherche à rapprocher les talents. Elle cherche à être juste. Et dans ce monde de bruit, c’est peut-être ce qu’on a de plus précieux.

Ses passions

Klara Min est non seulement une pianiste talentueuse, mais elle occupe également le rôle de manager d'artistes, dont la célèbre pianiste Hélène Mercier. Passionnée par la musique, Klara Min organise également des événements majeurs, tels que son propre festival Classical Bridges. Ce festival, reconnu pour sa programmation de qualité, se tiendra à Paris le 23, 24 et 25 juin 2025, au prestigieux Musée Jacquemart-André. Un rendez-vous incontournable pour les amoureux de la musique classique et des talents exceptionnels.


Klara Min pianiste (Crédit photo : Lisa-marie Mazzucco)
Klara Min pianiste (Crédit photo : Lisa-marie Mazzucco)

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